Les Indiens du Mexique: la résilience des peuples en terres zapatistes.

Mais pendant des siècles, parlant des musulmans, nous avons dit que leur guerre sainte est une infamie! Et maintenant nous ferions de même? Aucune guerre ne peut être sainte quand elle entraîne le massacre et l’esclavage. Dans la controverse de Valladolid.

Au travers d’un long périple au Mexique, j’ai rencontré des centaines d’indiens. De nombreux enfants m’ont fait la joie de leur sourire et de leur incrédulité jouissive devant mon appareil photo. Ces enfants parlent le dialecte de leur groupe ethnique. La plupart ne sont pas scolarisés, n’ont pas accès aux soins et souffrent déjà de discrimination.

Il y a vingt ans, un voyage en Australie sur la Western Coast m’avait interrogé sur le statut très précaire des aborigènes.  C’est pourtant la nature qui attirait mon attention. Elle m’avait d’ailleurs aveuglé au point de délaisser ce peuple comme sujet de photographie. Quelles magnifiques photos j’aurais pu faire.  Le destin des aborigènes et des indiens d’Amérique est très semblable, dans la misère et le reflet de l’alcool.

Un peu pour rendre justice aux uns, j’ai longuement photographié les autres.

De retour du Mexique, j’ai relu un vieux texte dont le cynisme fait écho à celui de la vie des Indiens. La controverse de Valladolid est restée lettre morte….

A la jonction de trois petites rivières, trois amis appartenant à une tribu ethnique maya se prêtent au jeu de la photo dans les cascades d’Agua Azul, Chiapas. Pour y accéder, il faudra régler des droits de passage sur une route administrée par les zapatistes.

Plaidoyer actualisé dans un camps zapatiste. Ils affichent leur soutien au peuple ukrainien.

Au bord des routes qui parcourrent le Chiapas, on traverse de nombreux villages de peuples indigènes, installés ainsi pour le commerce et les facilités de communication. Les routes ne sont pas sécurisées.

San Cristobal de las Casas, l’une des première ville construite en Amérique continentale, est considérée comme la capitale culturelle du Chiapas. Environ 40% de la population est d’origine amérindienne et la moitié d’entre eux ne parlent que leur langue indigène, le tzotzil. Son marché, très coloré et animé, est une grande école de la vie pour des centaines d’enfants.

Triptyque de la colère.

Devant l’église Santo Domingo, deux “abuelas” portent leur linge d’origine artisanale.

Devant l’église de San Juan de Chamula, village de 3400 âmes. Cette famille Maya Tzotzile se prépare à un cérémonial insolite. Un sacrifice de poules au sein de l’édifice religieux pour désenvouter et soigner les vivants. Photographie strictement interdite à l’intérieur.

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