Les déserts, ces silences qui murmurent.

Passée la porte de Rissani, ancienne capitale de Tafilalet and berceau de la Dynastie Alaouite, un bus nous emmène à l’Erg Chebbi. Le plus grand désert du Maroc et les dunes les plus hautes. Se font rapidement entendre les blatèrements des chameaux et quelques notes de la musique gnaoua. Quand le silence se fait, il est encore possible d’entendre le déplacement du sable par le vent. Aujourd’hui, l’anarchie des constructions hôtelières menace ce que Antoine de Saint-Exupéry, assis sur une dune, semblait apercevoir aussi: ce quelque chose qui rayonne en silence…

Un nomade berbère sur l’arête d’une dune. Rien n’arrête cet homme qui traverse le désert comme les idées. Le vrai nom des berbères est AMAZIGH qui signifie homme libre et droit.

Le sable du désert est un réceptacle à souvenirs. Ici, les traces d’un serpent ayant lutter pour gravir cette dune.

La vie trouve toujours un chemin. Ici, une plante solitaire s’est frayée un passage dans l’espace lunaire de l’Erg Chebbi.

Sans aucun aménagement, le désert est la plus grande cour de récréation pour les enfants qui peuplent ces sables.

Le chameau, cheval du désert. …quant aux hommes eux-mêmes, ils s’étaient logés debout, en fantassins, entre les pattes de leurs chameaux, avec pour armes un bouclier, une épée et une pique, que d’ordinaire, ils lancent comme un javelot » (Procope, La guerre contre les Vandales, II, 11, 17- 19).

Les régions prédésertiques, arides et subarides sont globalement habituées au manque d’eau et capables d’affronter les années sèches. Le phénomène s’est toutefois aggravé ces dix dernières années.

Mur de sable témoignant de la hauteur des dunes pouvant aller jusqu’à 150 mètres.

Trois berbères et un touriste qui négocient le prix d’une rose des sables, roche évaporitique formée par la cristallisation de minéraux solubles.

Le village de Khamlia, à 7 km de Merzouga, est nommé le “village noir”. Ancien fief du commerce subsaharien et l’un des berceau de l’esclavage. Ici, trois membres du groupe des “Pigeons du sable” jouent et chantent les airs de transe de la musique saharienne.

Complexe hôtelier à Merzouga. Comme dans le désert, ici, encore, tout est calme.

Précédent
Précédent

Chère Provence…

Suivant
Suivant

Le Mexique: pays mégadivers